Eau secours, j’ai bossé pour rien !

Eau secours, j’ai bossé pour rien !

C’est le genre de phrase que j’ai malheureusement souvent prononcée. Car souvent client varie. Il vous fait travailler, est enthousiaste, « l’histoire est trop top », vous exhorte à écrire plus vite, apporte ses corrections, vous demande de « finaliser », et même de réfléchir à une couverture plus « impactante » car il présente la maquette à son N+1 cet après-midi…

Et puis il vous annonce qu’en fait, le projet ne se fera pas, que « plutôt qu’un livre, on va offrir un week-end de chasse ». Je n’ai aucune raison d’être bougon. Deux semaines de boulot, c’est pas la mer à boire, hein ?

Auteur, c’est pas un métier, c’est un hobby, pas vrai ? J’imagine la réaction de mon boucher si je reviens lundi rapporter le rôti de porc acheté samedi en arguant qu’on a préféré manger des pâtes ce week-end…

Toujours est-il que ce roman policier de 100 pages, chef d’œuvre de suspense et de finesse (cf le titre), reste disponible. Je l’ai écrit pour un spécialiste de la production et de la distribution d’eau. Si un concurrent est intéressé, je brade !